Géraldine Fasnacht, une championne de snowboard et base jumpeuse est venue dans notre classe de 8 vsg de Moudon pour nous faire vivre une expérience inouïe !

Site des élèves de 8VSG et 9VSO 2010

RENCONTRE
Géraldine Fasnacht partage ses exploits dans le Grand Sud avec des élèves d’Echallens et de Moudon.
PHILIPPE DUMARTHERAY TEXTE VANESSA CARDOSO PHOTOS 24H 12 avril 2010
«Je n’étais pas une élève modèle lorsque j’ai passé trois ans au Collège d’Echallens. Un de mes professeurs avait noté dans mon carnet, «Géraldine ne doit pas se lever de sa chaise pour aller voir tomber les flocons.» Déjà la passion de la neige!
Quelques années plus tard, Géraldine Fasnacht, victorieuse à plusieurs reprises de l’Xtreme de Verbier en snowboard, est revenue dans ce collège qui lui rappelle surtout de beaux souvenirs. Elle est revenue riche d’une belle aventure, vécue en décembre dernier en Antarctique, une expérience qu’elle a fait partager à plusieurs classes des collèges d’Echallens et de Moudon.
Cette expédition, elle l’a menée avec trois montagnards, dont le guide de Chamonix Sam Beaugey, lui aussi présent hier en terres vaudoises. Il s’agissait de réaliser, en première mondiale, des sauts en base jump du haut des falaises de l’Holtanna et du Holstinnd, deux magnifiques tours de pierre qui dominent les glaciers de l’Antarctique avant de revenir, notamment en kite-surf, à la base russe de Novolasarevskaya, distante de 200 kilomètres.
Pendant toute cette aventure dans l’Antarctique, Géraldine Fasnacht a été en contact avec des classes d’Echallens et de Moudon. Elle leur a notamment envoyé des petites vidéos. Les élèves pour leur part ont profité pour travailler, d’une manière pluridisciplinaire, sur ce grand continent.
Un travail très enrichissant comme le relève Michel Piguet, professeur à Moudon. «Ils ont appris beaucoup de choses, beaucoup plus que si on avait fait un cours théorique sur le sujet. Cela nous donne envie de revivre un tel projet, en allant peut-être à notre tour sur le terrain. Pas en Antarctique bien sûr, mais peut-être en montagne.»
Lundi, c’était donc l’heure des retrouvailles entre Géraldine et les six classes de VSO et VSG. Au total, une soixantaine d’élèves de 13 à 16 ans qui ont pu revivre, en images, les temps forts de l’expédition.
En contact avec des classes d’Echallens et de Moudon
Pendant toute cette aventure dans l’Antarctique, Géraldine Fasnacht a été en contact avec des classes d’Echallens et de Moudon. Elle leur a notamment envoyé des petites vidéos. Les élèves pour leur part ont profité pour travailler, d’une manière pluridisciplinaire, sur ce grand continent.
Un travail très enrichissant comme le relève Michel Piguet, professeur à Moudon. «Ils ont appris beaucoup de choses, beaucoup plus que si on avait fait un cours théorique sur le sujet. Cela nous donne envie de revivre un tel projet, en allant peut-être à notre tour sur le terrain. Pas en Antarctique bien sûr, mais peut-être en montagne.»
Lundi, c’était donc l’heure des retrouvailles entre Géraldine et les six classes de VSO et VSG. Au total, une soixantaine d’élèves de 13 à 16 ans qui ont pu revivre, en images, les temps forts de l’expédition.
L’écologie préoccupe
A Echallens, les écoliers ont eu l’occasion de parler de leurs travaux, qui portaient notamment sur l’histoire de ce continent dont l’exploitation est strictement liée à un traité qui expire en 2041. Géraldine Fasnacht a alors rappelé que le premier saut en base jump avait été nommé Holstinnd 2041, une manière de lier le nom d’une montagne culminant à 2577 mètres avec les préoccupations environnementales. C’est du reste ce domaine de l’écologie qui a le plus retenu l’attention des élèves. Avec notamment une question pertinente. «Est-il vraiment raisonnable d’aller sur place?». Oui ont répondu en chœur Géraldine Fasnacht et Sam Beaugey: «On doit se poser des questions, on doit aussi aller voir ce qui se passe. Mais on doit être très attentif à l’utilisation de l’eau, de l’énergie.» Au passage, la championne vaudoise a rappelé une petite anecdote. Tous les déchets, notamment ceux des toilettes, ont été ramenés à la base russe. «Ce n’était pas un problème, tout était gelé.»
A Moudon, les élèves avaient préparé une petite surprise. Un abri de la protection civile a été complètement réaménagé, grâce à des maquettes et des dessins très réalistes, pour donner un aperçu de la vie en Antarctique, plus particulièrement au camp de base de Géraldine Fasnacht.
«C’est vrai, nous sommes privilégiés. Nous avons vécu un rêve. Je suis très heureuse de le partager avec vous. Ce sera à vous de faire bouger les choses.»